Avec la CNT-SO, nous pourrons collectivement retrouver notre dignité et inverser les rapports de force pour effectuer notre travail et mieux accompagner les personnes.
Nos métiers sont indispensablesNous intervenons en effet au quotidien auprès des plus vulnérables d'entre nous, et pourtant le plus souvent notre travail est rendu invisible et déprécié, peut-être parce que nous sommes souvent des femmes, des précaires ou d'origine étrangère. Les services à la personne, l'aide à domicile nécessitent mieux que des mots et des mesures qui ne prennent pas en considération notre rôle, nos compétences et l'aide que nous apportons à des millions d'habitants. Nous méritons mieux que des miettes et des salaires de misère. Des métiers peu reconnus et peu valorisés Les intervenants de notre secteur (à plus de 90 % des femmes) souffrent d'un manque de considération criant et de conditions de travail déplorables. La liste des difficultés quotidiennes est longue : • Faible rémunération (et des temps d’habillage et de déshabillage non comptés dans le volume horaire de travail par exemple), du fait de l'absence de volontés des pouvoirs publics d'apprécier à leur juste valeur nos qualifications, ou notre compétence • Temps partiel imposé et fractionné • Exposition accrue aux risques professionnels (troubles musculo-squelettiques, stress accru...). Nous avons plus de jours d'accidents et maladies pro que le secteur du bâtiment, • Isolement quasi total dans notre métier (absence de réunions d'équipes, mauvaise coordination de nos interventions par l’employeur...), • Matériels (gants, blouses...) et frais de transports le plus souvent à notre charge, • Entraves syndicales fréquentes, • Pressions en tout genre si nous osons effectuer des heures en CESU, malgré notre temps de travail très partiel en structure. De surcroît, que nous évoluions au sein d'une entreprise privée, d'une association, ou auprès d'un particulier-employeur (et rémunéré ainsi en CESU), nous sommes soumis à trois conventions collectives différentes, les rémunérations et les droits sont différents, alors que nous effectuons exactement le même travail. « Diviser pour mieux régner » comme le dit l'adage. Les réformes successives du droit du travail (El Khomri ou Ordonnances Macron...) ne font qu'aggraver notre situation en nous privant de la médecine du travail, en créant une modulation du temps de travail... sur trois ans, en payant moins cher les heures complémentaires, en nous excluant en partie de l'application du Code du travail, en rognant sur la reconnaissance de notre pénibilité au travail... II nous faut du changement, dès maintenant !