Succès du débrayage, des femmes de chambre sous-traitées par STN, ce lundi 03/08 au Novotel Marseille Prado. La grève est suspendue en attendant la signature définitive d'un protocole de fin de conflit.

Communiqué du 02 août
Depuis janvier 2020, la société STN a repris le personnel de nettoyage de l’hôtel Novotel Prado. Chaque mois, un grand nombre d'heures de travail ne sont pas payées ni déclarées alors que la cheffe de site note correctement les entrées et sorties de chaque femme de chambre. La société STN ignore intentionnellement les pointages des salariées et diminue arbitrairement le salaire de chacune ! Accompagnées de leur syndicat, la CNT Solidarité ouvrière, plusieurs femmes de chambre saisissent l'inspection du travail qui rédige une mise en demeure à l'employeur le 6 juillet 2020. Pour seule réponse, ces mêmes femmes de chambre font l'objet d'un avertissement le 17 juillet et une convocation à un entretien préalable au licenciement le 4 août 2020. Ces manœuvres ne duperont personne : la société STN ne peut rejeter sur les femmes de chambre sa propre défaillance dans le paiement du temps de travail. Au contraire, disons le haut et fort : STN est coupable de travail dissimulé et pratique des mesures de rétorsions à l'encontre des salariées ayant saisi l'inspection du travail. L'employeur ne réussira pas à mater la contestation et les revendications de ses salariés. A compter d'aujourd'hui, les femmes de chambre exigent :- le paiement de toutes les heures travaillées passées et à venir
- l'abandon de toutes les poursuites disciplinaires abusives
- le respect du personnel par les dirigeant de STN
- requalification AQS3A
- prime de panier 5 € par jour
- 13ème mois
- majoration 50 % les dimanches