Depuis 3 semaines, la jeunesse se mobilise et subit une répression sans précédent en guise de réponse à ses revendications. Des appels à la mobilisation circulent pour le 17 octobre contre les galères de la vie chère, l'austérité et en soutien à la jeunesse. Faisons converger nos colères pour construire le rapport de force ! La CNT-SO appelle à participer aux mobilisations du 17 octobre, par la grève et en rejoignant localement les points de RDV du mouvement social et de la jeunesse (contactez les structures locales de la CNT-SO).
Les travailleur·euses sont toujours aussi lourdement impacté·es par l’inflation et la vie chère (alimentation, énergie, logement…). Les salaires ne suivent pas : dans le privé, où les minima de nombreuses conventions sont perpétuellement rattrapés par le SMIC ; dans le public, où le point d’indice va être gelé pour une quatrième année.
Pourtant, sous la présidence Macron, les Français les plus fortunés ont considérablement augmenté leurs richesses. Les cours boursiers, les profits des entreprises et les dividendes des actionnaires sont en hausse record.
Ce n’est pas simplement une question de « pouvoir d’achat », mais de répartition égalitaire des richesses. Ces masses d’argent, c’est l’exploitation de notre travail qui les a produites ; elles doivent revenir aux travailleur·euses ! Dans l’immédiat, elles doivent servir à l’augmentation générale des salaires ! Cela doit aussi concerner la part socialisée (le brut), alors que nous venons de subir une nouvelle régression majeure sur la protection sociale avec la retraite à 64 ans et de nouvelles restrictions sur les droits à l’assurance chômage…
Depuis des années, la sphère patronale et actionnariale est subventionnée par l’argent public (exonérations de cotisations sociales ou fiscales, aides…). Ces politiques doivent cesser pour permettre de sortir les services publics des logiques d’austérité et revaloriser leurs agent·es.
LUTTER CONTRE LES GALÈRES DE LA VIE CHÈRE C’EST FAIRE PASSER NOS EMPLOYEURS ET LES ACTIONNAIRES À LA CAISSE !
Dans nos entreprises ou services, multiplions les conflits pour nos conditions de travail et pour nos salaires avec un seul cap : la répartition égalitaire des richesses et du travail.
Nos galères ne viennent pas de nulle part, elles sont le fruit du système économique capitaliste, prédateur et inégalitaire.
Les mouvements sociaux s’enchaînent et la conscience de la nécessité d’une rupture radicale avec ce modèle de société grandit. Sans nous aligner sur les enjeux de pouvoir des mouvements politiciens, nous pouvons défendre un projet alternatif de société porté en toute autonomie par le mouvement social. Construisons ensemble ce projet émancipateur pour notre classe, basé sur l’égalité réelle, économique et sociale, la démocratie directe et l’autogestion.