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A deux reprises, cette année 2021, la société STN a été condamnée en référé par le Conseil de Prud’hommes de Marseille, au paiement d’une indemnité compensant la perte de salaire à l’occasion d’un mouvement de grève accompagné par le syndicat CNT Solidarité Ouvrière !

Tout d’abord, sur l’hôtel NOVOTEL PRADO, huit femmes de chambre et gouvernante, entament un mouvement de grève le 17 novembre 2020 pour contester l’absence de paiement des heures complémentaires qu’elles ont effectué de janvier à septembre 2020.

Le nombre important d’heures de travail non rémunérées a généré l’intervention de l’inspection du travail.

Le mouvement de grève a pris fin le 15 décembre 2021, lors d’une séance de médiation au sein de l’inspection du travail. Ce jour, la société STN s’est engagée officiellement à régulariser l’ensemble des heures non payées au salariées. Il a fallu près d’un mois de grève pour que celles ci obtiennent un le paiement d’un droit des plus élémentaire.

Aussi, les salariées ont saisi le Conseil de prud’hommes pour faire reconnaître qu’elles avaient été contrainte d’entamer un mouvement de grève suite à un manquement de l’employeur.


Le Conseil de prud’hommes leur a donné en raison en réalisant que de nombreux courriers et mail avaient été envoyé au patron sans aucune régularisation de sa part. Ce dernier n’avait consenti à régulariser les heures de travail qu’après un mois de grève et l’intervention de l’inspection du travail.

La société STN a donc été condamnée à payer aux salariées près d’un mois de salaire.

D’autre part, à l’été 2021, sur le grand hôtel INTERCONTINENTAL un nouveau mouvement de grève éclate. Les salariés de la société STN, sous traitante sur le site, font également valoir de nombreux manquement de la part de leur patron.

En effet, la société STN a souhaité faire l’économie des primes de 13ème mois qu’elle verse à certains de ses salariés pour l’année 2020. Elle a d’abord essayé de faire signer un Accord de Performance Collective mais les représentants du personnel ont refusé de signer un tel document.

Alors la société STN a eu l’idée de réduire la prime de 13ème mois en fonction des absences liées à l’activité partielle (liée aux confinements). Ceci est parfaitement illégal !

Pire encore, après avoir diminué le versement de la prime, la société STN a ensuite décidé de la supprimer complètement, en reprenant les sommes déjà versées.

Plusieurs mails ont été envoyés pour contester cette pratique mais en vain.

Ainsi, du 22 au 29 juillet 2021, les salariés n’ont eu d’autres choix que d’entamer un nouveau mouvement de grève. Le protocole d’accord signé à l’issue du mouvement confirme la reprise de la prime de 13ème mois.

Certains salariés ont alors saisi le Conseil de Prud’hommes et celui ci a reconnu les manquements de l’employeur qui ont poussé les salariés à entamer un mouvement social.

La société STN a donc été condamnée une deuxième fois au paiement des jours de grève.

Pour l’instant elle n’a pas formé de recours contre ces deux décisions et elle les a executé.

Le syndicat CNT Solidarité Ouvrière accompagne ses adhérents dans la lutte et dans les recours juridiques !

Les sommes récoltées grâce aux dons pour les caisses de grève du Novotel et Intercontinental sont conservées en vue de financer de nouvelles grève ultérieures !

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